8 août 2017

La fontaine de jouvence

https://luquilit.blogspot.com/2017/08/la-fontaine-de-jouvence.html


Soirée du mois de juillet, 20h. La nappe de chaleur de la journée meure doucement, le soleil ne fait plus qu’effleurer les sommets et les épaules de tous s’allègent enfin. C’est comme une immense expiration silencieuse, poussée par la montagne tout entière, après des heures d’apnée.
Sous le jour baissant, la place du village attend patiemment son heure. Sur le poteau à l’entrée, on peut voir une modeste feuille de papier, imprimée à la hâte. Dessus, en lettres capitales : « Guinguette de Sainte Marguerite – Venez nombreux ! »
20h30. Les premiers sont arrivés, rafraîchis après la douche, les messieurs aux chemises légèrement humides et les dames avec les pointes de cheveux encore mouillées se balançant au rythme de leurs pas. Ils prennent place sur les chaises disposées autour de la piste de danse, et alors on aperçoit leurs visages gravés par le temps, la peau burinée par le soleil. Et au milieu de tous ces corps tassés par les années et de ces chevelures clairsemées, il y a elle.
Ses cheveux abondent en couleur et en boucles, sautillent sur ses épaules tandis que ses pieds chaussés de petites baskets à la mode avancent rapidement. Son teint est pâle, elle ne bronze pas trop et de toute façon, cela se voit qu’elle n’est pas d’ici. Sa peau possède encore une douceur toute juvénile. Au milieu de toutes ses robes fluides, le bleu de son jean moulant fait un peu tâche ; heureusement, le drapé de son haut couleur crème rend le tout un peu plus acceptable.
Sous l’emprise d’une gêne croissante, ses yeux encore neufs cherchent une table vide et elle s’avance de sa silhouette solide, sûre, infatigable. Tous ces petits détails, qui font qu’elle est jeune et qu’ils sont vieux, elle sent leurs regards lui murmurer à l’oreille. Ils ne montrent pas tous leur antipathie, mais elle est sait que tous en ressentent un peu, même involontaire, même s’ils n’ont rien contre les jeunes d’habitude. Elle regrette un peu d’être venue, elle sait bien qu’elle n’est pas vraiment à sa place, mais cela faisait plaisir aux grands-parents…
23h00. Ils l’ont peu à peu oublié, et elle fait tout pour ne pas se rappeler à leur bon souvenir. Discrètement, elle observe les premiers qui décident de s’aventurer sur la piste de danse, au son de l’accordéon, et l’ambiance s’envole peu à peu, ça y est, elle a disparu.
Ebahie, elle les voit alors tels qu’ils le sont vraiment. Pas de gentils grands-pères qui vont acheter le pain, pas de douces mamies qui cuisinent des gâteaux parfumés. Ils ne jouent plus leurs rôles de seniors qu’on ne considère plus vraiment, plus du tout, ombres effacées à qui il convient de faire traverser le passage piéton, chez qui venir déjeuner le dimanche midi, qui font lever les yeux aux ciels face à leur naïveté de personne âgée. Non, ici, ils sont humains, tout simplement.

00h00. La transformation s’achève. Incroyable… Les couples d’amoureux s’étreignent sur la piste, au rythme des chansons de Claude François, et se sourient. Les cheveux se recolorent, les corps mincissent et grandissent, les mouvements se font plus rapides, les rires plus francs, les voix plus claires. Brigitte Bardot, 31 ans, semble être là, ondulant dans sa marinière, et plus loin, le jeune Alain Delon fume une énième cigarette.
Emue, elle est finalement heureuse d’être venue. Ils sont si spectaculaires, loin des problèmes qu’ils connaîtront dans 35 ans.
Sous la nuit étoilée, dans l’ambiance insouciante, ils revivent leur jeunesse.
Beaux.


25 juil. 2017

La page blanche

https://luquilit.blogspot.com/2017/07/et-puis-lenvie-decrire-est-revenue.html




Et puis, l'envie d'écrire est revenue.


Wow, ça faisait si longtemps... Je dois dire que ça me fait un peu bizarre de revenir par ici. Après de très longs mois sans bloguer, les doigts hésitants au-dessus du clavier, je me jette à l'eau, enfin. Cet article sera sans doute un peu brouillon, pardonnez-moi.


Les raisons de mon absence

Pourquoi tant de mal, tant de peur, à écrire par ici ?
Impossible de répondre. Peut-être étaient-ce les cours, qui ont tendance à pomper toute mon énergie et à tuer dans l’œuf ma créativité, peut-être était-ce tout simplement moi qui subissait une sorte de vide créatif.
J'ai toujours fonctionné par vagues, comme une courbe avec des hauts et des bas; aussi quand j'ai commencé à ressentir les premiers symptômes de cette période de creux, je ne me suis pas forcée, ça réapparaissait toujours au bout de quelques semaines. Vous savez que je préfère ne rien poster qu'un contenu baclé, qui ne me plaît pas et me dégoûterait du blogging.
Sauf que voilà, j'ai attendu, attendu encore... Et toujours rien.
C'est alors que s'est formé en moi un cercle vicieux, un espèce de cyclone noir qui aspirait tout ce qui concernait le blog. Je ne voulais plus en entendre parler, y penser me dégoûtait, je me sentais nulle d'avoir tout abandonner et nulle aussi de vouloir continué, je n'étais pas à ma place sur Internet... Cet espèce de trou vorace n'a fait que grandir, il est encore là à l'heure où je vous parle. Je le sens me transpercer la poitrine, presque physiquement, c'est fou.
Cependant, depuis quelques jours, il y a du changement. Surprise, j'ai constaté que timidement, très très très timidement, l'envie de bloguer pointait en moi, comme une petite fleur en train d'éclore. Je ne fais pas toutes ces comparaisons pour sembler poétique, vraiment, c'est ce que je ressens littéralement. Non non je ne suis pas folle.
C'est cette minuscule éclosion, extrêmement fragile, menacée et ballotée par le cyclone noir qui se trouve à côté, encore bien trop puissant, qui me pousse à vous raconter cette histoire aujourd'hui.
En venant par ici, je risque le tout pour le tout, le petit bouton de rose contre le chaos sombre, qui m'a paralysé pendant si longtemps. Soit la fleur est plus solide qu'elle n'y paraît, elle résiste puis s'épanouit, soit j'aurais trop peur, beaucoup trop peur, pour appuyer sur le bouton "Publier", en haut à droite.
Il y a quelques mois, j'ai lu l'excellent "d'après une histoire vraie" de Delphine de Vigan, que j'ai dévoré en quelques jours et qui m'a énormément plu. Au delà de l'aspect thriller de l'histoire, ce qui m'a le plus attiré est ce que semble ressentir le personnage principal ( écrivaine qui commence à se faire un sérieux nom dans le métier ) face à la page blanche : en effet, tout le livre tourne autour de cette angoisse si bien connue de tous, si banale que vous ne vous apercevez pas de sa gravité avant qu'elle vous frappe de plein fouet. Je me souviens m'être identifiée au personnage, à mon échelle évidemment. 
Je vous conseille vivement ce roman, si vous voulez vous faire une idée de ce que j'ai pu ressentir durant ces longs mois quasiment vides.
Quasiment ? Eh oui, car même si je viens de vous dire que je n'avais presque pas touché à mon clavier à part pour quelques rédactions scolaires, ce n'est pas tout à fait vrai.
Car à tout ce mélange d'émotions contradictoires quant à la création, la fatigue, le manque de temps et j'en passe, je ressentais malgré tout le besoin d'écrire. Et puisque le blog m'effrayait tant, mon cerveau à réussi à tromper cette peur absurde en s'orientant vers autre-chose, qui me permette de continuer à m'exprimer tout en livrant moins de moi-même : la fiction.
Ma professeur de français nous a incité à participer à un concours régional d'écriture de nouvelles, dont le thème était cette année : "l'art du crime : une œuvre d'art au cœur d'une intrigue policière". J'ai toujours rêvé de remporter un concours comme celui-ci, et je ne m'en pensais pas capable. Il semblerait que j'ai eu tort, puisque j'ai remporté le premier prix avec ma nouvelle intitulé "Le prix du succès". Si cela vous intéresse de la lire, je la publierais peut-être ici dans les prochains jours.
Je suis désolée, je me rends bien compte que tout ça devient de plus en plus brouillon mais je dois moi-même faire le tri dans ce gros nœud dans ma tête et je dois dire que ce n'est vraiment pas facile.
Je ne saurais pas dire si l'écriture de cette nouvelle m'a encore plus épuisée "créativement" parlant ou, au contraire, a débloqué quelque-chose, a permis à la petite fleur de se planter, pour reprendre la métaphore de tout à l'heure. Sans doute un peu des deux. Il n'empêche qu'il me semblait important de vous en parler, parce que je sens que cette nouvelle a un rôle important dans ma reprise du blog, parce qu'elle m'a fait réalisé quelque-chose d'important, sur lequel je viens de mettre le doigt, un doigt hésitant, qui a peur de se faire brûler.
Je me suis rendue compte que, ce qui me bloquait peut-être, (je dis bien peut-être car comme je l'ai dit et répété, il est très dur pour moi de comprendre cette angoisse) c'était ces articles que je n'ai plus vraiment envie d'écrire, parce que pour moi écrire, ça ne doit pas être un substitut à l'oral. Cela doit être une toute autre façon de s'exprimer, une poésie, un art à part entière, qu'il faut savoir goûter, savourer.
Ce qui m’amène au plus important : je n'ai pas quitté le blog parce que je n'aimais plus écrire. Mais parce que ce qui me plaisait dans l'écriture, je ne le fournissais pas assez ici. Oh, bien sûr, il y a toujours des catégories d'articles de j'adore, surtout ceux de La chronique des sentiments, articles humeurs à l'état pur, ce que je préfère écrire.
Mais à côté de cela, je me sentais obligée de partager avec vous d'autres sortes d'articles, parce qu'il étaient là à la création du blog, et que je m'étais "promis" de respecter mes engagements. Je me forçais donc à rédiger, sans plaisir aucun, mes avis de lecture, ou encore ces conseils et astuces que je vous dispensais régulièrement.
Je crois que l'on voit tous où cela nous a mené.
A plus rien du tout.
Cependant, si c'était cette sorte d'article que vous affectionniez le plus sur le blog, ne vous mettez pas tout de suite à pleurer. Ce n'est pas que je n'aime plus en parler, bien au contraire, mais c'est que je n'aime plus en parler de la même façon. Je préfère le faire à l'oral.
C'est pourquoi, il y a quelques jours, j'ai demandé à mes parents l'autorisation (je ne suis pas majeure) d'ouvrir une chaîne Youtube.
En réalité, elle existait déjà, seulement je ne postais rien dessus (à part un vlog l'année dernière)
Que les choses soient claires : je ne suis pas sûre que cela tienne la route, que ce soit une bonne idée, que cette chaîne ne mourra pas au bout de deux mois. Je préfère vous prévenir qu'il n'y aura sans doute pas de vidéos régulièrement, parce que je n'aurais pas forcément envie de parler de tel ou tel sujet à un moment fixé à l'avance. Je compte laisser aller tout ça au gré de mes envies. Seulement, cela me permettra de continuer à vous parler de sujets, qui à mon avis se prêtent mieux à l'oral qu'à l'écrit, avec du plaisir, ce qui n'était plus le cas par ici. Mais alors, plusieurs questions doivent vous venir à l'esprit.

Une nouvelle organisation

Si vous me suivez depuis quelques temps déjà, vous savez que ce blog est, à la base, anonyme. Seulement, quand on filme des vidéos, il est vrai qu'il devient difficile de cacher son visage... (même si je le sais, certains le font) Donc tant pis, je montrerais ma face sur le net. Et ça me fait un peu peur, quand même. 
Pour autant, je ne sais pas si j'arrêterais de faire des photos où l'on ne voit pas mon visage, parce que je dois avouer que j'aime beaucoup ce style. Il apporte une certaine poésie aux clichés je trouve.
En parlant de looks, je ne sais pas encore si je les continuerais sur ma chaîne ou sur le blog, je pense que je verrais avec le temps.
Comme pour mon visage, plus trop besoin de vous cacher mon âge, ou là ou j'habite : c'est pourquoi je vous révèle tout ça dans ma petite vidéo de présentation, juste en-dessous.
Dans cette même vidéo, je vous annonce aussi ce que vous trouverez sur la chaîne, un peu plus précisément que dans cet article. Vous verrez également que j'ai déjà posté quelques vidéos sur la chaîne, puisqu'il m'a fallu vraiment me lancer dans le projet avant de publier cet article.
Que de bonnes raisons d'aller voir ce qu'il se passe là-bas donc !





Quant au blog, vous me retrouvez donc ici à l'occasion, de temps en temps, quand l'envie d'écrire, la vraie cette fois-ci, me prendra. 


Eh bien voilà, je pense avoir tout dit... Et je me sens déjà soulagée. 

Peut-être aurais-je assez de courage, finalement, pour cliquer sur "publier ?"


A bientôt...



6 nov. 2016

Les feuilles mortes





"Oh, j'aimerais temps, que tu te souviennes, 
Des jours heureux où nous étions amis,
En ce temps-là, la vie était plus belle,
Et le soleil, plus brûlant qu'aujourd'hui...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, 
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, 
Les souvenirs et les regrets aussi...
Et le vent du Nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli,
Tu vois, je n'ai pas oublié,
La chanson, que tu me chantais..."


C'est systématique, à chaque fois que je me promène en extérieur en automne et que je vois ces petits bouts de vie jaunis tomber des arbres, je pense à Yves Montand et à ses feuilles mortes à lui, qui ont été celles de tant d'autres aussi. Et je me dis, c'est fou comme l'automne peut inspirer les hommes, l'art, la musique. 
Des arbres qui se déshabillent, il y en a un peu partout dans la chanson française, ils y sont tous passés : Serge, Yves, Mireille, Edith, Juliette ou Charles, qui ont fredonné sur "Les feuilles mortes" grattées par le génial Jacques Prévert et mises en musique par Joseph Kosma. 
De toutes les feuilles qui tombent sur la variété française du XXème siècle, je crois que ce sont mes préférées. Pour la mélodie pleine de poésie, ou la poésie pleine de mélodie, suivant si vous souhaitez donner priorité à Jacques ou à Joseph, mais pas seulement. Il y a deux ans, en chorale, j'en ai égrené les premiers vers lors de l'audition de fin d'année. C'était la deuxième fois que je me retrouvais (presque) seule face aux public, armée uniquement du micro et de ma voix, mais la première que ce moment pénétrait mon cœur.
Je ne m'étalerais pas plus sur mon expérience de "chanteuse" (de mon point de vue que je ne suis pas), ce n'est pas le but de l'article et puis c'est quelque-chose de très personnel, dont je parle très rarement, à part à mes proches. Mais immortaliser cette tenue au milieu des arbres colorés, c'était l'immortaliser au milieu de cette musique, je ne pouvais pas ne pas l'évoquer ici.
Moi je vous laisse avec les photos, j'ai des feuilles mortes à fredonner...







Trench | Aigle ( en soldes cet été )
Pendentif | Boutique traditionnelle de Toledo ( fait main, argent )
Salopette | H&M ( ancienne collection )
Bottes fourrées motif constellation | UGG ( déjà vues ici )
T-shirt noir | Pull and Bear



Et vous, des chansons qui vous ont marquées, que vous adorez ?
Dites-moi en commentaires...


A bientôt, 





crédit photo : @luquilit

2 nov. 2016

Bien rangée dans une case




Je dois avouer que j'en ai un peu assez. Non, pas un peu en fait, beaucoup, beaucoup trop. Et je crois qu'il faut que ça sorte, pour faire réagir ceux qui sont concernés et réfléchir ceux qui le sont moins.

Depuis le CP, je suis LA bonne élève. Je suis celle que les profs aiment bien, et que les élèves ont affublé d'à peu près tous les surnoms depuis cette époque : je suis la chouchoute, la fayotte, l'intello, la première-de-la-classe, et j'en passe. 
Pour moi, ça n'a jamais été plus loin que des surnoms et quelques petites moqueries parce que je ne suis pas le genre à me faire marcher sur les pieds. A travers les classes, j'ai appris à me défendre, à ignorer, et je suis maintenant sévèrement blindée contre toutes les insultes de ce type, même si ça n'a pas toujours été facile. Mais il y en une, une que je ne peux pas supporter, une qui pourrait me faire exploser d'indignation si je ne me contenais pas, une qui me fait rédiger cet article.

"Ouais, ouais, c'est ça... T'façon, t'es qu'une intello."

Eh bien, désolée de te décevoir, mais non. 

Non, je ne suis pas QUE une intello. Comme toi tu n'es pas QUE une fille, QUE une élève de telle classe. Tu as une vie, une famille, des amis, des choses que tu aimes, d'autres moins, peut-être une passion. Tu es pleine d'émotions qui colorent tes joues au fil des jours, qui remplissent tes yeux de larmes, ta bouche de mots d'amour, de mots de haine, ça t'arrive. Tu n'es pas parfaite, mais c'est comme si tu l'étais, parce que tu es unique, intéressante, géniale à ta façon. Tu cries, tu pleures, tu es méchante ou adorable, douce comme la soie et coupante comme le verre. Tu peux blesser et abîmer, mais savoir consoler et caresser aussi. Tu peux rire et dire n'importe quoi, mais aussi te tenir et savoir être sérieuse, et ce qui est beau, ce qui est formidable et magnifique, c'est que tu es tout ça en même temps. Tu es profonde. Tu es bien plus qu'une condition en société, tu peux être tellement de choses en même temps, une palette de couleurs éclatante et extraordinaire. Tu ne peux pas correspondre à une petite case dans laquelle tu rentres parfaitement, justement par ce que tu es humaine. 

Et tu sais quoi ? 

Je suis pareille. Exactement.

Contrairement à ce que tu imagines, je ne passe pas mes journées à travailler dans un bureau à peine éclairé pour résoudre cet exo d'histoire et tous vous exploser au DS, pour faire un texte parfait et devoir encore lire ma rédaction de français qui a épaté la prof, parce que je ne suis qu'une intello et que c'est tout ce que je sais faire. Je ne prends pas mon pied quand j'ai 20 et tous les autres 6, je ne suis pas heureuse de vous écraser dès que je le peux. Travailler, avoir de bonnes notes, c'est sûr que c'est agréable, et qu'il faut se donner un minimum. Mais je ne vis pas pour ça. C'est vrai que j'ai des facilités, et j'en suis reconnaissante, mais être première, ce n'est pas un but en soi, ça ne m'intéresse pas. 
Pourtant, quand tu me dis "t'es qu'une intello", tu te réfères seulement à la personne que je suis en classe, à quelques traits de stylo rouge sur un bout de papier, et on dirait que ça suffirait pour me définir parfaitement. Franchement, tu crois vraiment que l'entièreté d'une personne peut se résumer comme ça ? Personnellement, je ne crois pas, non. Et je suis persuadée que toi non plus.  



Alors pourquoi ? C'est ce qui me rongeait étant plus jeune, quand je prenais le temps d'y réfléchir. Je savais comment, mais je ne savais pas pourquoi

Et puis j'ai compris. 
C'est pour la même raison que les "t'es homo donc t'es une tapette" et "tous les roux sont moches, parce qu'ils sont roux".
C'est parce que c'est tellement, tellement plus facile. 
Ranger les gens dans des boîtes, des catégories, appelle-les comme tu veux, c'est rapide, simple. Mais pas efficace. 
Alors oui, ça marche pour certaines personnes, mais si peu. Il existe des gens qui aiment être toujours les premiers, se faire bien voir par leurs supérieurs, coûte que coûte, j'en ai déjà croisé. Il existe des homosexuels un peu efféminés, et grand bien leur fasse, et même des roux qui n'ont pas été très gâtés par la nature, sans rapport ceci dit avec leur couleur de cheveux. Mais faire des généralités, toujours et pour tout, ça n'a jamais marché et ça ne marchera jamais. 
C'est pour ça que quand les gens découvrent que j'aime la lecture et l'écriture ( normal, t'es qu'une intello ) mais aussi la mode, me maquiller et faire du shopping, et qu'en plus de ça je suis assez extravertie, pas vraiment discrète et très bavarde, ils savent plus trop comment me prendre. Enfin, pour ceux qui daignent m'accorder de l'attention, parce que je ne suis qu'une intello donc je ne peux pas, c'est impossible, être leur amie. 
J'ai toujours aimé déranger.
En plus, nous les premiers de la classe ( je prends cet exemple-ci pour parler en connaissance de cause ) on est vraiment pas aidés. Les séries, les livres, même les podcasts Youtube sur l'école ou les notes, tous font référence à une fille ou un garçon à lunettes, avec des livres scolaires à la main, un appareil dentaire et une timidité excessive, sans se rendre compte qu'ils contribuent à ce mythe de l'intello préfabriqué. Une fois l'idée enracinée dans la tête des gens, dur de les faire changer d'avis. 
Et malheureusement, ça ferme des portes, surtout durant l’adolescence, période durant laquelle on est particulièrement apte à se réfugier derrière les clichés. Ce garçon qui me plaisait, impossible qu'on discute plus que deux ou trois phrases échangées en classe, alors qu'on s'entendait bien, parce qu'il pensait que je devais passer ma vie à bosser, donc que j'étais pas intéressante, je vous jure que je l'ai entendu dire ça. Pour info, oui, ça fait mal, de se dire que si il s'était donné la peine de réfléchir un peu plus, ça aurait pu aller plus loin.
Ah oui, parce que ça aussi, ça fait froncer les sourcils de la plupart. Comment ça, une intello peut-elle trouver un garçon mignon et espérer qu'il se passe quelque-chose ? Elle n'est pas un peu trop obnubilée par son travail pour ça ? Eh bien non, encore perdu, on dit merci qui, merci les stéréotypes. Un 19,5 sur ma copie, ça ne change en rien mon caractère et mes sentiments, et ça ne devrait pas changer votre regard sur moi.
Evidemment, je suis consciente qu'ici, je force un peu les traits, mais pas tant que ça, malheureusement. Et puis surtout, je voulais insister sur le fait que être en tête de classe, ça n'a pas que des inconvénients, loin de là, et qu'en plus certains ne font rien pour arranger les choses : être méprisant envers celui qui a moins réussi l'interro que vous, c'est stupide et ça ne va pas renforcer votre cote de popularité, forcément. Il y a des gens un peu bêtes partout.  
Je sais qu'à une grande échelle, mon article ne changera rien, et ce n'est pas son but, je n'ai pas cette prétention. Je dis juste que tout le monde se porterait mieux si on arrêtait de mettre des étiquettes sur le visage de telle ou telle personne, quelque soit le prétexte, et que toi qui lis cette note, tu peux essayer de ne plus le faire. De s'intéresser au gens tels qui sont vraiment, et ne pas t'arrêter à ce qu'ils semblent être. J'ai trop souvent souffert de ce comportement. C'est vrai qu'il est impossible de ne pas avoir de première impression, de ne pas écouter ce que les autres disent, mais je te demande juste d'attendre avant de tirer des conclusions hâtives.
Faites des vagues, et refusez cette place qu'on vous attribue d'office. Vous avez cette liberté, alors profitez-en. 


Je n'en peux plus d'être bien rangée dans une case.


Pas vous ? 


31 oct. 2016

Happy Halloween !




Ça y est, mon jour préféré de l'année est arrivé. 
Mon anniversaire !
Hein, c'est aussi Halloween ce jour-là ? Bon, ben...on va s'adapter.
Un maquillage coloré et féminin, pour qu'il me ressemble, et surtout pas effrayant pour un sou tout simplement parce que je suis une grosse flipette. ( Martin Mystère m'a traumatisée étant petite, je m'en remettrais jamais. ) Je traîne un peu sur Youtube, et trouve des maquillages des fameux "crânes en sucre", que je remanie un peu pour me les approprier et sortir quelque-chose qui soit plus personnel, quand même.
Direction donc le Mexique pour trouver tous ces ingrédients, puisque la fête des morts là-bas, c'est synonyme de souvenirs, d'amour et de joie et pas du tout de peur et de tristesse comme sur le reste de la planète. Oui je sais, la fête des morts c'est demain... Mais c'est mon anniversaire, je fais ce que je veux non ? Même vous montrer ma petite tête, ce sera une exception je pense. Et puis, pour me reconnaître une fois tout ce fard enlevé, je vous souhaite bien du courage ! Même ma jolie maman s'y est trompée :)
En vous souhaitant une belle rencontre avec mon alter-ego du 31 octobre, 


HAPPY HALLOWEEN !










 Maquillage | Blanc de maquillage de déguisement, palette de fard et de blush Senseï, crayon noir waterproof Sephora, rouge à lèvre noir de déguisement
Jupe | Vintage ( à ma douce maman étant jeune fille haha )
Foulard | Idem
Débardeur blanc | Primark
Collier | Boutique de bijoux fantaisie
Boucles d'oreille | Faites mains

Et vous, vous devenez qui/quoi pour Halloween ?

Dites-moi en commentaires...


Profitez bien de vos bonbons, 




crédit photo : @luquilit

28 août 2016

Nouveau départ



Bonjour tout le monde !


Aujourd'hui, je voulais faire un article un peu plus personnel. Ça tombe bien, j'ai récemment crée une jolie rubrique pour ça : la chronique des sentiments ! Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais dans ma note "On discute un peu ?"  ( Juste ici ) où je faisais mon retour il y a déjà un peu moins de deux mois, je vous expliquais que l'année avait été assez éprouvante pour moi, sans m'étaler trop parce que c'était encore un peu frais dans ma mémoire pour l'expliquer proprement. J'en ressens aujourd'hui le besoin, vous allez lire pourquoi dans la note. Bref, on arrête de bavarder, et on rentre dans le cœur du sujet. Mettez-vous dans l'ambiance, soufflez un bon coût et c'est parti.

"Sa peau respirait encore le chlore de la piscine, ses cheveux humides rafraîchissaient ses épaules brûlantes de soleil. Allongée sur la chaise longue, les pages de son livre entre les mains, elle rêvait doucement, sans effort, c'est encore l'été après tout.
Pourtant, en dessous du chêne qui faisait jouer sur son corps la lumière dorée du soir, elle voyait déjà, à travers les feuilles vertes, la rentrée se profiler.
Réticente, elle ferma les yeux. Mais derrière ses paupières froissées, il était déjà trop tard et les images de l'année écoulée lui brûlaient la rétine, ramenant avec elles des sentiments disparus pendant deux longs mois de crème solaire, de rire et de repos.

L'impression et la pression de devoir tout faire, en même temps et tout le temps.
Se débrouiller, avec les amies et celles qui le sont moins, les garçons, les cours, les profs. On fait comme on peut, mais on doit y arriver. Toujours avoir des notes qui brillent en haut du relevé sans y laisser sa vie sociale, ça leur ferait trop plaisir, à ceux qui disent qu'elle n'est qu'une intello. Penser à son avenir mais laisser son présent se construire lui aussi. Comment savoir ce que l'on veut faire si on ne sait pas qui l'on est ?
C'était le grand thème de l'année, ça. "Qui suis-je ?" Pas le temps de chercher, en plus, avec un agenda noirci comme jamais et des amitiés à faire fleurir. Alors on le plie en quatre, proprement, on le range dans un coin et on essaye de l'oublier. Mais il revient dès qu'il le peut, c'est-à-dire le soir, entre les draps et la couverture. Il danse autour de vous, réclamant de l'attention. Et on ne s'endort qu'à minuit et quelques...
Alors forcément, les couches de fatigues s'entassent. Si les fleurs s'épanouissent et que les notes brillent encore plus fort, elle, elle s'éteint.
Et au moment où il ne reste en elle qu'une petite braise faible et froide, elle craque. Elle pleure un bon coup, elle s'occupe un peu du "Qui suis-je" incessant et elle s'endort à neuf heures, comme une masse. Le lendemain, le feu s'est ravivé.
Elle ne s'en rend pas vraiment compte de tout ça. Le "Qui suis-je ?", il ne s'appelle comme ça, il n'a pas vraiment de nom, dans les méandres de ses pensées, ce serait trop simple. De la phrase, elle n'entend que le point d'interrogation, comme une question informulée. Si elle s'endort chaque soir, la boule an ventre, elle ne sait pas pourquoi. Elle le subit simplement, et quelque-part elle a presque peur d'aller au delà de la fin de la phrase.

La vie continue. D'autres crises de larmes, des problèmes qui disparaissent et des nouveaux qui se créent. Elle perd peu à peu le sourire, au fur et à mesure que les cernes se creusent. A ceux qui lui demandent, elle répond "Tout va bien". Je suis parfaite, ne vous inquiétez pas pour moi. Pourtant, si quelqu'un prenait la peine de fouiller derrière son sourire un peu trop franc pour être vrai, elle s'écroulerait doucement, sans bruit, dans ses bras. Plus légère qu'une feuille sèche d'automne.

Ce soir là, c'est le même schéma que d'habitude. Ça doit être à un peu moins de trois mois avant la fin de l'année scolaire. Elle tourne et retourne, prisonnière de ce vieux démon qu'elle ne peut même pas nommer; soudain, elle s'arrête. Muée par un étrange désir, elle se relève, saisit un carnet et elle note seulement deux phrases :
Ébahie, elle reste un moment avec le crayon entre les doigts. Et elle se rend compte que, ce qu'elle vient décrire, c'est vrai. La boule au ventre disparaît, et, pour la première fois depuis longtemps, elle s'endort soulagée, sereine.
La magie continue de semer ses poudres sur sa vie. Soudainement, elle a à nouveau la volonté et l'envie de se remettre au sport. Elle se sent apaisée, et même si le quotidien est toujours rempli à rabord de stress, elle a l'impression de mieux s'en sortir. Réconciliée, elle s'accepte, et les morceaux se recollent doucement. Elle manque toujours de temps, bien sûr, mais cela lui paraît moins grave.
Les examens sont passés et dépassés. Les grandes vacances s'ouvrent devant elle, elle les serre dans ses bras comme une vieille amie qu'on retrouve et dont on veut profiter. Elle a enfin le temps de s'occuper d'elle-même, signe son retour sur son blog quelque peu laissé à l'abandon.

Presque quatre semaines plus tard, assise sur une chaise longue au milieu de la montagne, elle réouvre les yeux. Penser à tout ça lui a fait du bien, finalement. Parce que cette année a été dure, elle en est ressortie plus forte. Parce qu'elle ne savait pas qui elle était, elle est à présent solide, confiante en elle et en les autres, unique. Elle s'aime, se comprend, est en paix. Elle a grandi, tout simplement.
Oui, l'année prochaine sera sûrement encore plus dure que la précédente. Oui, il y aura des hauts et des bas, comme toujours. Oui, elle se cherchera encore, parce que quoi qu'on en dise, ce n'est pas tout à fait fini. Mais elle est à présent sûre d'une chose. Elle se trouvera toujours.
Se redressant, elle prend une grande inspiration. Elle a besoin de tout laisser derrière elle, pour repartir fraîche, nouvelle, telle qu'elle est vraiment. La rentrée, c'est fait pour ça, non ?
Pour autant, elle ne veut détruire l'année passée, juste poser l'ensemble quelque-part au chaud, afin de ne pas oublier d'où elle vient. Sans hésiter, elle rentre à l'intérieur et ouvre l'ordinateur.

"Sa peau respirait encore le chlore de la piscine, ses cheveux humides..."

Alors qu'elle dépose délicatement les premiers mots, elle sourit.

Prête pour un nouveau départ." 

21 août 2016

La sérivore se réveille



Bonjour tout le monde ! 


  Cette fois-ci, je reviens vers vous pour parler série, une première sur le blog. Je ne sais pas vraiment ce que j'ai attendu haha, peut-être de découvrir la série presque parfaite... Eh bien c'est fait. Oui, oui, rien que ça! Et je vous préviens tout de suite, il va falloir vous accrocher, l'article va sans doute être un peu long, oupsiii ;)

  Mais avant de rentrer dans le cœur du sujet, je pense qu'il faut que vous appreniez un peu de l'histoire d'amour entre moi et les séries.


Mon histoire en tant qu'apprentie sérivore

  J'ai commencé à aimer les séries il y a deux ans, quand une amie m'a montré pour la première fois la cultissime "Glee", qui raconte la vie de lycéens venant de tous les horizons mais qui ont un point commun : ils se sont retrouvés, volontairement ou non, membres du club chorale de leur établissement, alias les pires ringards et la risée des autres élèves. Cette série reprend un peu l'univers des comédies musicales, autant vous dire que j'ai adoré. Pourtant, je n'ai pas poussé plus loin que la saison 1, par manque de temps et aussi parce que je trouvais que le scénario ne se renouvelait pas assez. Mais mon petit rendez-vous quasi-quotidien devant la télévision me manquait... Je me suis donc mise à la recherche de quelque-chose d'autre pour assouvir ma soif. 
 Evidemment, j'entendais de plus en plus parler de LA série la plus à la mode du moment : Pretty Little Liars, un espèce de mélange entre Thriller, policier et truc de filles, et j'ai donc décidé de tenter le machin. Franchement, j'ai été agréablement surprise : ce n'était pas le chef-d'oeuvre du siècle, bien sûr, mais pour autant c'était assez réussi et beaucoup moins à l'eau de rose que ce que j'attendais. Je me suis fait les quatre premières saisons, puis j'ai abandonné, comme pour Glee, un peu par flemme. Je m'y suis remise récemment mais pareil, je trouve qu'au bout d'un moment on sent le manque d'idées des scénaristes et l'histoire part en cacahuètes. Je continue cependant de temps en temps car c'est simple, et pas trop dur à comprendre ( la plupart du temps ). Ça me suffit largement quand je ne veux pas réfléchir et juste me poser pour souffler un peu.
  Entre le moment où j'ai arrêté puis repris PLL, ( comprenez Pretty Little Liars ) je ne suis pas restée inactive, héhé : j'ai jeté mon dévolu sur la très connue également Once Upon A Time, qu'une autre amie m'avait conseillé. J'ai bien kiffé la saison 1, mais pas du tout la 2 et j'ai donc arrêté. Dommage, je trouvais l'idée ( une jeune femme qui doit renvoyer dans le monde merveilleux une ville entièrement habitée par tous les personnages de contes de fées, qui ne gardent aucun souvenir de leur ancienne vie) assez originale et plutôt amusante. Après quelques mois sans rien à nouveau, j'ai écouté les conseils de ma mère et j'ai commencé une de mes séries préférées à ce jour : Downton Abbey. Je vous fait bientôt un article dessus, promis ! Entre cette série et moi, ça a été le coup de foudre dès le premier épisode, je vous jure. Bref, ne nous étalons pas, je vous en reparle bientôt !
  Après avoir fini Downton Abbey ( la série est terminée après six saisons toutes bien sympas ) je me sentais désemparée : je n'avais pas encore envie de reprendre PLL, parce que je cherchais quelque-chose de plus intelligent, de moins américain et de plus réaliste, mais je n'avais aucune idée de ce que je voulais regarder. J'ai donc demandé conseil un peu partout autour de moi, jusqu'à ma prof d'anglais, puisque je regarde toutes mes séries en VOSTFR pour allier l'utile à l'agréable. Elle m'a alors parlé de Sherlock, une série british ( comme Downton Abbey ) qui était géniale et dont l'accent des acteurs était assez parfait pour travailler son oreille anglaise. J'étais un peu dubitative, mais après tout je n'avais rien à perdre.  Effectivement, je n'ai rien perdu... Et tout gagné ! Comme vous l'auriez deviné à la première illustration, c'est de cette série qu'on va discuter aujourd'hui. Allez, cette parenthèse était déjà assez longue comme ça, c'est parti !






Pourquoi Sherlock, c'est ultra-giga-sympa ? 
(Non je n'exagère pas, c'est faux)

- Parce qu'elle sort de l'ordinaire. "Sherlock", c'est pour "Sherlock Holmes", le très célèbre héros des romans d'Arthur Conan Doyle, déjà adapté maintes et maintes fois sur nos écrans. Mais là, on a affaire à quelque-chose de très nouveau : Toutes les intrigues se déroulent à notre époque, au vingt-et-unième siècle. Cela redonne vraiment du pep's aux enquêtes du détective sans pour autant les dénaturer, j'en parle au point suivant. De plus, la mise en scène est très étudiée et super originale elle aussi, avec régulièrement de jolis plans travaillés. Il n'y a pas juste une histoire, mais tout un énorme travail de réalisation derrière qui se ressent vraiment quand on regarde les épisodes. Je trouve ça vraiment génial de voir l'investissement de l'équipe, qui a peaufiné le moindre détail pour rendre la série non seulement passionnante, mais aussi très agréable à regarder. 

- Parce qu'elle est fidèle aux romans originels. Malgré le fait que tout se passe dans une époque radicalement différente de celle de l'écrivain, les réalisateurs ont mis un point d'honneur à respecter l'oeuvre de Conan Doyle. Ils ont su garder les détails auxquels il ne fallait pas toucher et qui rendent le personnage de Sherlock et son univers si particuliers, par exemple l'adresse mythique de Sherlock et Watson, le 221b Baker Street, à Londres, Watson lui-même, qu'on ne pouvait bien entendu pas supprimer, le roman que Sherlock a écrit, "L'art de la déduction", les récits de leurs aventures que Watson consigne par écrit, les personnages secondaires tels que leur gouvernante Mrs Hudson, l'inspecteur Lestrade de Scotland Yard, l'ennemi mortel James Moriarty, le frère de Sherlock, Mycroft...Tout en les transposant dans le monde moderne : ainsi, même si Watson et Sherlock habitent toujours au 221B Baker Street, le livre de Sherlock devient un blog qu'il actualise régulièrement, comme Watson qui raconte par article leurs nombreuses aventures, Mrs Hudson n'est plus la gouvernante des deux garçons mais la concierge (bien qu'elle s'occupe énormément d'eux, se plaignant d'ailleurs d'être leur véritable "gouvernante" haha ), L'inspecteur Lestrade est devenu le lieutenant de la police londonienne, Mycroft Holmes est à la tête des services secrets britanniques, et James Moriarty...est toujours Moriarty. Les caractères des différents personnages sont très bien respectés aussi, avec des jeux d'acteurs admirables (j'en parle juste en-dessous). Les réalisateurs ont gagné le pari risqué de plaire aux fans puristes de Holmes tout en remettant les romans au goût du jour. Chapeau !

- Parce que le lot d'acteurs est exceptionnel. Pour accompagner une réalisation parfaite et des intrigues rondement menées, quoi de mieux qu'un casting parfait ? Il semble pourtant au début très surprenant, et on se demande bien ce qu'il va pouvoir donner... puisqu'on découvre dans le rôle de Sherlock Benedict Cumberbatch, et dans celui de Watson Martin Freeman. 
Benedict Cumberbatch
Si vous ne connaissiez pas Benedict Cumberbatch avant Sherlock, comme c'était mon cas, vous avez du penser la même chose que moi : c'est qui ce mec étrange, à la tête bizarre qu'ils ont mis au premier rôle là ?! Regardez un épisode et vous serez convaincus. Cumberbatch convient, pour moi en tout cas, parfaitement au rôle de Sherlock : un physique assez bizarre hein, on va pas se mentir, tout en longueur, un air un peu mystérieux et un petit quelque-chose en plus qu'on ne serait pas décrire, pas sexy, mais attirant quand on prend la peine de s'attarder dessus... Il correspond parfaitement à l'idée que je me faisais du détective. ( Oui j'ai une idée assez précise du personnage hihi ) Assez parlé du physique, qui n'est pas censé être important si on a vraiment affaire à un bon acteur. Je le trouve parfait dans le rôle de Sherlock, réussissant à rendre à la perfection la moindre de ses manies agaçantes tout comme les scènes où il apparaît le plus touchant. Grâce à son jeu, on arrive à adorer et à détester Sherlock dans un même temps... Comme dans les livres !
Martin Freeman
Passons à Watson : lui aussi, il colle très bien physiquement au personnage de Conan Doyle, même si il correspond moins à l'idée que je m'en faisais. Freeman incarne très bien John Watson, le bon copain à qui on a envie de parler, le mec sympa et normal que tout le monde connaît, mais pourtant le seul à comprendre et à véritablement aimer Sherlock. Le duo est génial, avec leurs personnalités situées à l'opposé l'une de l'autre mais qui fonctionnent cependant parfaitement ensemble. Une fois qu'on les voit tous les deux, impossible de les voir séparés !
Les acteurs des personnages secondaires sont excellents eux aussi, ce qui est appréciable car même si le duo Cumberbatch-Freeman se suffit presque à lui tout seul, ça fait toujours plaisir de les voir bien accompagnés. (Mention particulière à Andrew Scott, qui interprète James Moriarty avec beaucoup de talent.)






- Parce que la bande-son me plaît beaucoup. Plein de musiques sympas, encore une fois choisies avec soin. J'aime beaucoup les morceaux crées pour la série, aux influences un peu classiques avec le clavecin, comme un clin d’œil de plus aux romans de Conan Doyle.

- Parce que son humour est typiquement anglais. On pourrait croire que la série serait un peu prétentieuse, mais pas du tout ! On retrouve tout au long des épisodes des scènes loufoques et décalées, qui sont vraiment drôles, mais aussi de petites répliques piquantes lorsque qu'on traverse un passage un peu trop émouvant ou palpitant. Ça ne se prend pas au sérieux, et ça détend vraiment l'atmosphère ! (Les scènes super marrantes où Watson essaye de convaincre les autres que NON, il n'est pas gay et que NON, il n'est pas amoureux de Sherlock ne sont qu'un exemple de ce qui vous attend !)


  Voilà en quelques points pourquoi cette série est si géniale et pourquoi elle occupe une si grande place dans mon cœur. Il y a juste deux minuscules points négatifs, parce que personne n'est parfait (à part George Clooney) :

Les petits défauts qui rendent la série encore mieux 

- Les épisodes sont très, très longs, comptez une heure et demie pour chacun d'entre eux. Oui, un véritable petit film à chaque fois ! Il faut dire que les enquêtes sont très complètes et travaillées, donc il faut le temps de les résoudre quand même ! Moi ça ne m'embête pas vraiment, mais c'est vrai qu'il faut avoir du temps devant soi pour regarder un épisode. Sherlock, c'est une série devant laquelle on doit se poser, au calme, et suivre du début à la fin, même si ce n'est pas complexe au point de vous donner des nœuds au cerveau. C'est comme ça qu'on en profite vraiment ! Alors on éloigne son portable et on se plonge dedans entièrement. Je pense que l'équipe de la série le mérite.

- Il n'y a que trois épisodes par saison. Eeeet oui, c'est là mon plus grand malheur ! En même temps, vous imaginez : pondre une trilogie de film, puisque chaque épisode, je le rappelle, dure une heure et demie, chaque année ? Surtout vu la qualité du truc, quoi. Je dirais que c'est un mal pour un bien, même si je languis en attendant la saison 4, ouuuuin !


  Alors, je vous ai convaincu ? Si vous essayez (ce que j'espère) venez m'en parler ! Je serais ravie de bavarder avec vous pour savoir si, oui ou non, Sherlock est un goujat total ou seulement un incompris et autre sujets existentiels. Les commentaires vous attendent !



Moi je vous dit à la prochaine, je vais me refaire la saison 1 !


A bientôt,

Lu.